L’histoire comme passage

Jocelyn Létourneau, «L’histoire comme passage», Cahiers de la Fondation Trudeau, 4, 1 (2012), p. 43-61.

Dans ce texte personnel et exploratoire, Jocelyn Létourneau aborde une question délicate et périlleuse : comment, par la mise en récit de ce qui fut (ce qu’on appelle l’histoire), servir la cause de l’Homme sans desservir celle de la science ? Le postulat de départ est le suivant : il est plusieurs façons valides et valables de rendre compte de ce qui fut. Dans ce contexte, quelle histoire construire du passé ? L’argumentation développée dans l’article consiste à baliser l’espace réflexif de l’historien en reconnaissant à son travail interprétatif une utilité sociale modérée : celle de rappeler à quel point le passé est avant tout affaire de changement, ce qui restaure le pouvoir de l’espoir sur l’espoir des pouvoirs ; et celle de montrer à quel point, si on aborde le passé dans le foisonnement de sa diversité, il se présente comme un lieu de passages plutôt que de verrouillages, ce qui rappelle à quel point l’évolution humaine est affaire ouverte plutôt que fermée.

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