Archives mensuelles : octobre 2013

« Tout a commencé par la défaite. La guerre de Sept Ans dans la mémoire et la conscience historiques des Québécois »

Publication d’un article coécrit avec Raphaël Gani et Stéphane Lévesque, et publié au sein d’un ouvrage collectif intitulé « La Nouvelle-France en héritage ».

Jocelyn Létourneau tout a commencé par la défaite conquête

Les jeunes savent sans connaître

Conférence au colloque de l’Association québécoise pour l’enseignement en univers social, Bromont, vendredi 18 octobre à 9 h.

On ne contestera pas que les compétences des jeunes, à propos du passé du Québec, sont réduites. Cela ne signifie pas qu’ils n’y connaissent rien ou qu’ils n’ont pas de vision d’ensemble de l’expérience québécoise. À cet égard, les sondages qui font état d’un déficit apparent du savoir historique chez les jeunes pourraient cacher plus qu’ils ne révèlent. C’est cette hypothèse – soit que les jeunes, malgré leurs carences en matière de connaissances historiques, se font une idée assez forte de ce que fut le passé du Québec – que j’ai vérifiée à partir d’une enquête exhaustive sur les représentations qu’ils offrent du parcours de leur société dans le temps. L’exposé fera état de certaines conclusions spectaculaires découlant d’une recherche effectuée sur un corpus amassé depuis une dizaine d’années et consistant en plus de 3500 formules produites par de jeunes québécois à qui il avait été demandé de synthétiser l’essentiel de l’aventure historique québécoise en une phrase.

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Incultes, les jeunes Québécois?

Paru dans Le Devoir du 12 octobre 2013.

« Les jeunes savent sans connaître ». Tel est le thème de l’exposé que fera l’historien Jocelyn Létourneau au colloque de l’AQEUS. Dans les faits, celui qui dirige la Chaire de recherche du Canada en histoire du Québec contemporain de l’Université Laval fera état des résultats d’une vaste étude scientifique qu’il a conduite et qui portait sur la connaissance que les jeunes Québécois ont de leur histoire et sur la perception qu’ils en ont.

Une recherche sans précédent a été faite auprès de centaines d’étudiants âgés de 16 à 25 ans à travers le Québec, sur une dizaine d’années, soit de 2003 à 2013. Et donc, avant et après la réforme de l’enseignement de l’histoire en 2006-2007. Le tout est compilé au sein d’un ouvrage intitulé Je me souviens ? Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse, qui sortira chez Fides dans les prochains mois. « On dit que les jeunes ne savent strictement rien sur l’histoire du Québec. On dit qu’ils sont une génération d’amnésiques. On leur demande, par exemple, de nommer le premier premier ministre du Québec, et puis… De toute manière, seulement 5 % de la population générale peut le nommer », note Jocelyn Létourneau.

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