Archives mensuelles : novembre 2013

Contribution à l’exposition « Le temps des Québécois »

Article paru dans le fil du 21 novembre 2013.

Depuis l’ouverture du Musée de la civilisation, il y a 25 ans, nombreux sont nos enseignants qui ont contribué, à titre de conseillers scientifiques, à la réalisation d’expositions

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De son côté, Jocelyn Létourneau dit avoir découvert le «décalage important» existant entre l’intention des concepteurs de l’exposition, la traduction de ces intentions par les muséographes et, enfin, leur réception par le public. Il a fait partie de l’équipe qui a établi le concept de l’exposition permanente «Le temps des Québécois», et défriché les thèmes autour desquels a été construite l’exposition.

«Quand il s’agit d’un sujet comme celui de l’histoire du Québec, explique-t-il, les visiteurs sont habités de préconceptions qui rendent difficile leur conscientisation à d’autres visions du passé. Qu’on le veuille ou non, interpréter le passé est hasardeux et délicat. C’est marcher sur le mince fil rouge qui sépare le scientifique du politique et la vérité de la responsabilité.»

Pour lire la suite : http://www.lefil.ulaval.ca/articles/sortir-des-sentiers-battus-35374.html

Introductions

« Introductions : Measuring History / Quantifier l’histoire« , Canadian Journal for Social Research/Revue canadienne de recherche sociale, 4, 1 (2011), p. 2-5.

Dans un monde connu pour la rapidité de ses changements où tout se défait et se refait dans le temps de le dire, l’histoire reste bon gré mal gré une référence cardinale au présent et le rapport au passé demeure un lien valorisé par les contemporains, qu’ils soient jeunes ou vieux, hommes ou femmes, très instruits ou peu scolarisés, cossus ou désargentés, d’ici ou d’ailleurs.

Au cours des dernières années, l’importance accordée au passé a été démontrée de bien des façons, d’abord aux États-Unis et en Australie, puis au Canada par la suite. S’appuyant sur une longue enquête menée à travers tout le pays entre mars 2007 et avril 2008 (n = 3,119), le projet Les Canadiens et leurs passés a permis de faire état de la présence du passé dans la vie quotidienne des gens ordinaires. Dans l’article qu’il publie ici, David Northrup met en relief l’intérêt et l’importance qu’accordent les Canadiens au passé, et plus particulièrement au passé familial. À travers son étude, il devient évident que le fait de s’inscrire dans une continuité, celle de la famille en l’occurence, est une nécessité humaine que la condition hypermoderne n’a pas abolie.

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English version:

In a modern world defined by incessant change, history remains a constant in our lives, and the relationship that binds us to a past is a connection that is highly valued by all individuals, young and old, male and female, wealthy or poor, highly educated or not, born here or elsewhere.

In recent years, the importance that individuals attach to the past has been demonstrated in a number of studies conducted first in the United-States and Australia, and then in Canada. Based on an extensive research undertaken throughout the whole country between March 2007 and April 2008 (n=3, 119), the project Canadians and Their Past gives an account of the presence of the past in the daily lives of ordinary people. In his article, David Northrup exposes the importance and the interest that Canadians give to their past, and more particularly, to their family history. Throughout his research, it becomes clear that being able to insert one’s life story into a chronology, especially a family storyline, is a human need that has not been destroyed by our hypermodern world.

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Extrait de l’article « Enseignement de l’histoire: un programme à l’essai en 2014 », paru aujourd’hui dans Le Soleil

« (Québec) Dès septembre 2014, des écoles secondaires testeront un nouveau programme d’histoire né des intentions du gouvernement péquiste de renforcer l’enseignement de cette matière qui a «des conséquences sur la mémoire collective», selon les experts chargés des consultations publiques. Ceux-ci proposent d’abandonner l’approche thématique pour se concentrer sur la chronologie des événements et d’éliminer l’essentiel du volet «éducation à la citoyenneté».

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Jocelyn Létourneau, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire du Québec contemporain à l’Université Laval, se dit quant à lui «agacé» par le portrait sombre que les deux experts font du programme actuel. «On a l’impression […] que le nouveau programme a comme conséquence de compromettre la transmission de la mémoire nationale des francophones et de déstructurer la conscience historique qui les rassemble dans un même projet collectif. A-t-on fait la moindre étude pour étayer ces thèses alarmistes […]?» questionne-t-il. »

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