Écho du livre Lantheaume-Létourneau dans Le Monde des livres, Le Figaro, BMFTV et L’OBS

Les jeunes Français méconnaîtraient l’histoire de France. Pire, ils apprendraient à l’école à en avoir honte, ressassent depuis des années les adeptes du déclinisme. L’élection présidentielle approchant, la polémique est relancée à droite.

Dans leur course à la primaire, plusieurs candidats en appellent au retour du « récit national » en classe, à une célébration du passé glorieux de la France et de ses héros dont ils déplorent le prétendu oubli, sinon le dénigrement, dans les programmes scolaires. Il s’agirait de lutter contre le délitement du sentiment d’appartenance nationale, favorisé selon eux par l’école.

A ces discours alarmistes, la recherche vient d’apporter un démenti. Non seulement les élèves connaissent l’histoire de France et en partagent un récit commun, mais ils en ont une vision laïque, optimiste et empreinte de fierté. C’est ce que montre Le Récit du commun, un ouvrage collectif sous la direction d’une spécialiste française des sciences de l’éducation, Françoise Lantheaume, et d’un historien canadien, Jocelyn Létourneau. Y sont exposés les résultats d’une vaste enquête – lancée en 2011-2012 dans quatre pays européens, dont la France – visant à évaluer ce que les jeunes retiennent du passé national.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2016/10/20/l-histoire-de-france-sans-nuances-des-jeunes_5016813_3260.html

Si, pour la majorité des élèves, la Gaule apparaît comme point de départ de l’histoire de France, beaucoup d’autres commencent au premier roi des Francs, à Hugues Capet, voire au XVIIe siècle. L’origine de leur histoire n’est donc pas si évidente. Limite de cette étude, elle ne s’est pas attachée à la précision des connaissances des élèves. « Il y a des connaissances, mais aussi beaucoup d’erreurs et de fantaisie, avec l’association de Zidane à la Révolution, par exemple, en lycée professionnel!» note Françoise Lantheaume.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/10/17/01016-20161017ARTFIG00314-les-jeunes-francais-fiers-de-leur-histoire.php

La fierté de l’Histoire de France, c’est d’abord une question de dorures pour Nadia, en 4ème, qui se dit séduite par Louis XIV: « C’est mon roi préféré. J’aime bien son surnom de Roi Soleil ». De Louis XIV à Louis XVI, il n’y a qu’un siècle. Une période que Rémy porte dans son cœur: « La prise de la Bastille, c’est important. Les pauvres n’avaient pas les mêmes égalités que les riches. S’il n’y avait pas eu cet événement, aujourd’hui on n’en serait pas là ».

http://rmc.bfmtv.com/emission/les-jeunes-francais-fiers-de-l-histoire-de-leur-pays-ca-les-fait-rever-1047988.html

Au panthéon des personnages les plus cités figurent, dans l’ordre, Louis XIV (1.320 occurrences), Napoléon, Charlemagne, Louis XVI, Clovis, De Gaulle, Hitler et… Nicolas Sarkozy. L’enquête s’est déroulée fin 2011 début 2012, pendant la campagne présidentielle, « et les enfants vivent dans le présent », note la chercheuse.

Au-delà de ces figures reviennent souvent « les paysans » et « les aristocrates ». Mais les groupes les plus fréquents sont « le peuple », « les Français », « les rois » (« tous les Louis », écrit un élève), « les femmes » et « les Allemands ».

Loin d’une histoire marquée par la culpabilisation, comme l’affirment certains responsables politiques, la France est souvent présentée comme victime, notamment au XXe siècle.

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20161013.AFP9619/education-quand-les-petits-francais-racontent-l-histoire-de-leur-pays.html

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