Archives de Tag: conscience historique

Parution de « S’intégrer à une nation passe-t-il par l’assimilation de son récit historique? Réflexion à partir du cas québécois »

On dit souvent que connaître l’histoire d’une nation aide à s’intégrer à cette nation. Pour cette raison, on estime qu’il y aurait lieu d’enseigner davantage l’histoire du Québec aux jeunes Québécois issus de l’immigration pour favoriser leur intégration à la nation québécoise. Mais sait-on vraiment ce que ces jeunes en particulier savent de l’histoire du Québec ? Le présent article tire profit d’une vaste enquête menée sur le rapport des jeunes Québécois à l’histoire du Québec pour approfondir la question. Fort de leurs trouvailles, les auteurs abordent ensuite directement le problème posé par le titre de leur article : peut- on effectivement soutenir que les jeunes Québécois issus de l’immigration s’intégreraient mieux à la nation québécoise s’ils en connaissaient l’histoire (en admettant qu’ils ne la connaissent pas, ce que ce texte remet en cause)?

Pour lire l’article.

Pour une révolution de la mémoire collective. Histoire et conscience historique chez les Québécois francophones

Pour une révolution de la mémoire collective. Histoire et conscience historique chez les Québécois francophones

Texte paru dans la première mouture de la revue Argument, à l’automne 1998.

Amener les Franco-Québécois à se souvenir d’où ils s’en vont est peut-être, pour l’intellectuel d’ici, la seule possibilité de penser les figures de l’impensable condition québécoise en sortant d’une épistémologie de la misère et de la mélancolie, sans pour autant cesser d’aimer le pays et les siens, mais en articulant décisivement leur devenir, c’est-à-dire leur conscience historique et leur recherche d’avancement, dans une idée autrement pensée et énoncée de la culture et du lieu, c’est-à-dire de la nation. Car ne nous y trompons pas : c’est dans l’invention d’un nouveau rapport à la culture, comme mémoire et comme horizon, que sera éventuellement redéfinie l’identité québécoise.

Le texte.

« En fait, il semble que le fonds principal du savoir des jeunes, au Québec en tout cas, soit celui de la mémoire collective et ses mythistoires. Dans ce contexte, comment enseigner l’histoire aux élèves? »

« Une nouvelle contribution pour le dossier d’HistoireEngagée sur l’enseignement de l’histoire : un texte de Jocelyn Létourneau à propos de la conscience historique chez les jeunes et sur les travaux qu’il a menés sur la question et qui ont conduit à la publication de son plus récent ouvrage « Je me souviens. Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse » chez Fides.

Par ailleurs, cet article sera également publié en anglais sur ActiveHistory.ca dans le cadre d’une semaine thématique portant sur la pensée historique au Canada. Nous invitons nos lecteurs à suivre les onze contributions qui seront mises en ligne au courant de la semaine, en commençant par l’introduction au dossier rédigée par Thomas Peace. »

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Un résumé du livre « Je me souviens? Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse » – @JocLetourneau, 21 Fév.

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La page Facebook du livre : Je me souviens? Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse

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« Je me souviens? Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse » – Un livre de Jocelyn Létourneau, Février 2014.

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La page couverture du livre « Je me souviens? Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse »

Voici un lien vers le site web du livre Je me souviens? Allez-y pour résumer l’histoire du Québec et voir les réponses des jeunes participants à l’enquête.

Un autre lien, celui-là vers la page Facebook du livre.

In bookstore now: Canadians and Their Pasts

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What role does history play in contemporary society? Has the frenetic pace of today’s world led people to lose contact with the past? A high-profile team of researchers from across Canada sought to answer these questions by launching an ambitious investigation into how Canadians engage with history in their everyday lives. The results of their survey form the basis of this eye-opening book.

Canadians and Their Pasts reports on the findings of interviews with 3,419 Canadians from a variety of cultural and linguistic communities. Along with yielding rich qualitative data, the surveys generated revealing quantitative data that allows for comparisons based on gender, ethnicity, migration histories, region, age, income, and educational background. The book also brings Canada into international conversation with similar studies undertaken earlier in the United States, Australia, and Europe.

Canadians and Their Pasts confirms that, for most Canadians, the past is not dead. Rather, it reveals that our histories continue to shape the present in many powerful ways.

No. 6 on Amazon Hot New Releases: http://www.amazon.ca/gp/new-releases/books/928502

At University of Toronto Press: http://www.utppublishing.com/Canadians-and-Their-Pasts.html

Follow Canadians and Their Pasts on Twitter: https://twitter.com/pastscollective

Official website: http://www.canadiansandtheirpasts.ca/

Authors

Margaret Conrad is a emerita professor in the Department of History at the University of New Brunswick.

Kadriye Ercikan is a professor of Measurement, Evaluation, and Research Methodology in the Department of Educational & Counselling Psychology and Special Education at the University of British Columbia.

Gerald Friesen is Distinguished Professor Emeritus in the Department of History at the University of Manitoba.

Jocelyn Létourneau is Canada Research Chair in the History and Political Economy of Contemporary Quebec and a professor in the Department of History at l’Université Laval.

Delphin Muise is an emeritus professor in the Department of History at Carleton University.

David Northrup is associate director of the Institute for Social Research at York University.

Peter Seixas is Canada Research Chair in Historical Consciousness and a professor in the Department of Curriculum and Pedagogy at the University of British Columbia.

 

Introductions

« Introductions : Measuring History / Quantifier l’histoire« , Canadian Journal for Social Research/Revue canadienne de recherche sociale, 4, 1 (2011), p. 2-5.

Dans un monde connu pour la rapidité de ses changements où tout se défait et se refait dans le temps de le dire, l’histoire reste bon gré mal gré une référence cardinale au présent et le rapport au passé demeure un lien valorisé par les contemporains, qu’ils soient jeunes ou vieux, hommes ou femmes, très instruits ou peu scolarisés, cossus ou désargentés, d’ici ou d’ailleurs.

Au cours des dernières années, l’importance accordée au passé a été démontrée de bien des façons, d’abord aux États-Unis et en Australie, puis au Canada par la suite. S’appuyant sur une longue enquête menée à travers tout le pays entre mars 2007 et avril 2008 (n = 3,119), le projet Les Canadiens et leurs passés a permis de faire état de la présence du passé dans la vie quotidienne des gens ordinaires. Dans l’article qu’il publie ici, David Northrup met en relief l’intérêt et l’importance qu’accordent les Canadiens au passé, et plus particulièrement au passé familial. À travers son étude, il devient évident que le fait de s’inscrire dans une continuité, celle de la famille en l’occurence, est une nécessité humaine que la condition hypermoderne n’a pas abolie.

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English version:

In a modern world defined by incessant change, history remains a constant in our lives, and the relationship that binds us to a past is a connection that is highly valued by all individuals, young and old, male and female, wealthy or poor, highly educated or not, born here or elsewhere.

In recent years, the importance that individuals attach to the past has been demonstrated in a number of studies conducted first in the United-States and Australia, and then in Canada. Based on an extensive research undertaken throughout the whole country between March 2007 and April 2008 (n=3, 119), the project Canadians and Their Past gives an account of the presence of the past in the daily lives of ordinary people. In his article, David Northrup exposes the importance and the interest that Canadians give to their past, and more particularly, to their family history. Throughout his research, it becomes clear that being able to insert one’s life story into a chronology, especially a family storyline, is a human need that has not been destroyed by our hypermodern world.

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