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Un symposium le 18 mai @ Montréal

Penser l’intervention éducative dans le cadre d’un « écosystème d’apprentissage » : le cas de l’histoire nationale, en comparaisons internationales

L’intervention éducative des formateurs en classe fait depuis longtemps l’objet d’études minutieuses pour optimiser les conditions d’apprentissage des élèves. Il n’est pas une action de l’enseignant qui n’ait été appréciée dans ses tenants et aboutissants. Cependant, dans l’examen des mérites et des lacunes de l’intervention éducative, certains processus et contextes exogènes à la classe et à la prestation du maître, qu’il s’agisse des savoirs sociaux acquis par le jeune ou de sa capacité à reconfigurer les savoirs reçus, demeurent négligés. À la suite d’enquêtes en France, au Québec et en Ontario français menées auprès d’élèves invités à raconter l’histoire de leur pays comme ils l’entendaient, ce qui nous a permis de mettre au jour ce qui constitue leur conscience historique, le symposium traitera les dynamismes d’apprentissage formels et informels des sujets-apprenants et envisagera leurs implications pour l’intervention éducative. L’analyse des récits d’élèves montre que l’on ne peut comprendre ces dynamismes sans les resituer dans le cadre d’un « écosystème d’apprentissage » où le jeune est aussi un acteur de sa formation. La prise en compte de l’expérience sociale des sujets-apprenants dans la problématique de l’intervention éducative semble ainsi une des conditions de réussite de l’apprentissage scolaire, selon des formes que le symposium explorera.

Pour en savoir plus.

In « Palgrave Handbook of Research in Historical Culture and Education »

 

Teaching National History to Young People Today

  • Jocelyn Létourneau

Abstract

How to teach the nation without churning out little nationalists? How to bring young people to adopt a critical stance about the(ir) nation while passing national reference points along? How to represent the nation in its dissonances and ambiguities while making sense of what she was and is? Létourneau argues that presenting the nation as an open rather than a closed place, as a reality that can be questioned rather than proof that must be preserved, and as a composite rather than unambiguous historical shape may be a promising path for teaching the transforming nation to a young audience. He maintains that by initiating them to the true and the good and giving them a foothold on the world they, in turn, can build it in their own way.Palgrave_Handbook_of_Research_in_Histori-page-001Palgrave_Handbook_of_Research_in_Histori-page-002

From @ThenHier September e-Bulletin

* Jocelyn Létourneau will be a Visiting Research Associate at University College London (UCL) Institute of Education this fall, where he will be working principally with Arthur Chapman and Stuart Foster. He will co-edit, with Arthur Chapman, a special issue of the London Review of Education with the theme, “Negotiating the Nation: Young People, National Narratives and History Education.”

School vs. Memory?

School vs. Memory?
Conflict, Identity, Coexistence (Central Europe)
International interdisciplinary conference | Prague, 10–11 October 2014

PANEL 2 – SCHOOL – Theory and research

Chair : Patrick Hutton

Keynote Speaker: Felicitas Macgilchrist

Contributors

  • Raffaele Mantegazza (Università Milano-Bicocca)
  • Gitanjali Pyndiah (Goldsmiths University of London)
  • Maria Georgiou (Institute of Education, University of London)
  • Jocelyn Létourneau (Université Laval)
  • Marcel Tomasek (Historical Sociology, Faculty of  Humanities, Charles University)

Discussion 

Complete program.

Létourneau’s talk : Start from memory to get over it. A pragmatic approach to teaching history to kids.

See also :

Participation à un Colloque international le 19 et 20 mai à l’Ifé – ENS de Lyon

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Le récit historique est associé à des volontés politiques d’en faire un instrument pour une politique étatique et/ou un soutien à des revendications minoritaires. Trouvant désormais toute sa place dans le travail des historiens, l’École à son tour revalorise le récit comme moyen d’apprentissage de l’Histoire. Le récit connaît, par ailleurs, des formes diverses selon le support, les intentions, et les usages sociaux. La question du récit historique rencontre également un des thèmes du débat public sur la difficulté à construire un sentiment d’appartenance dans des sociétés divisées. L’École, en général, et l’enseignement de l’Histoire en particulier, sont volontiers pointés du doigt comme incapables d’y contribuer à la hauteur des attentes des politiques ou des groupes en demande de reconnaissance. Ces critiques reposent sur l’idée d’une transmission verticale et descendante de savoirs historiques qui échoueraient à être la source d’un récit historique commun favorisant le « vivre ensemble ». Le projet de recherche pluridisciplinaire et international (Allemagne, Catalogne, France, Québec, Suisse) mis en place par le laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (ECP) avec le soutien de l’Ifé-ENS de Lyon, a inversé la question en recueillant des récits élaborés par des élèves de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur dans différents pays. L’enquête visait à identifier les modalités, les formes, les productions, les origines d’une mémoire historique faisant « sens commun » dans les récits d’élèves, en dehors d’une situation d’évaluation scolaire. Les résultats de l’enquête donnent à voir une forme scolaire du récit historique largement réinterprétée dans le temps et dans l’espace, sous des influences diverses (contexte, territoire, variables sociologiques) avec cependant des éléments convergents témoignant d’une construction « par en bas » d’un récit commun comme en témoignent, par exemple, les 5883 récits français. Le colloque présente les premiers résultats de cette enquête à partir de thèmes transversaux et organise la confrontation entre les différentes réalités nationales ou infranationales. Il est l’occasion de soumettre ces résultats à la discussion et d’interroger les pratiques de recherche, d’enseignement et de formation.

Programme.

Source : Ifé – ENS de Lyon

« Some fear that the new curriculum may only emphasize a troubling trend uncovered in a novel 10-year study by Université Laval historian Jocelyn Létourneau. »