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« Les résultats de cette enquête ont été publiés dans l’ouvrage Le Récit du commun : l’histoire nationale racontée par les élèves, sous la direction de Françoise Lantheaume et Jocelyn Létourneau, avec une contribution de Laurence De Cock, paru aux Presses universitaires de Lyon en octobre 2016. Des résultats qui vont à rebours des clichés véhiculés sur l’Histoire de France »

Message transmis par Françoise Lantheaume : Le Monde a sélectionné notre livre parmi les 4 ouvrages que « Le Monde qualifie d' »une sélection des ouvrages qui vont compter »

 

Cette semaine on se remonte le moral avec un essai anti-déclinisme où des élèves nous raconte l’histoire de France.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2016/10/20/essais-recit-bd-quatre-livres-pour-ce-week-end-et-au-dela_5016808_3260.html#xjcw0xcsjPlCLrhz.99

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À paraître en octobre, possiblement pour les Rendez-vous de l’histoire à Blois

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Le récit du commun: l’histoire nationale racontée par les élèves, ouvrage à paraître sous la direction de Françoise Lantheaume et Jocelyn Létourneau.

Cet ouvrage collectif présente les résultats d’une enquête internationale menée auprès d’environ 7 000 élèves âgés de 11 à 19 ans, à qui il a été demandé de raconter l’histoire nationale. Des élèves français, suisses, catalans, allemands ont répondu à un questionnaire et raconté librement « leur » histoire nationale.

Contre les idées reçues d’un manque de connaissances historiques et de l’absence de tout récit commun, l’enquête dévoile des formes de narration, des organisateurs du récit et des contenus partagés, une véritable trame commune. L’analyse de ces formes et contenus précise leurs points forts, mais aussi les absences ou les spécificités nationales, et montre comment les savoirs scolaires coexistent avec d’autres sources de connaissances.

Sont étudiées en particulier les places respectives et les fonctions du politique, de la religion, de la guerre, dans ces récits qui témoignent d’un imaginaire national. Un effet « territorial » est enfin mis en valeur, à la fois moins important que prévu en France et significatif à l’échelle des pays.

Sensibles au contexte, ces récits sont la manifestation juvénile d’une conscience historique en formation, qui s’exprime selon des formes inédites.

Françoise Lantheaume est professeur des universités en sciences de l’éducation à l’Université Lumière Lyon 2 et directrice du laboratoire Éducation, cultures, politiques. Elle étudie l’enseignement de questions scientifiquement et politiquement controversées (colonisation, religions) et le processus de traduction des réformes éducatives jusqu’à la classe.

Jocelyn Létourneau est chercheur au CELAT et professeur d’histoire à l’Université Laval, à Québec. Membre de la Société royale du Canada, il a été boursier de l’Institute for Advanced Study (Princeton), boursier Fulbright à UC-Berkeley, boursier du Collegium de Lyon et chercheur invité à l’Institut d’éducation de University College London. Ses travaux portent sur la conscience historique des jeunes et sur les rapports entre histoire, mémoire et identité.

Participation à un Colloque international le 19 et 20 mai à l’Ifé – ENS de Lyon

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Le récit historique est associé à des volontés politiques d’en faire un instrument pour une politique étatique et/ou un soutien à des revendications minoritaires. Trouvant désormais toute sa place dans le travail des historiens, l’École à son tour revalorise le récit comme moyen d’apprentissage de l’Histoire. Le récit connaît, par ailleurs, des formes diverses selon le support, les intentions, et les usages sociaux. La question du récit historique rencontre également un des thèmes du débat public sur la difficulté à construire un sentiment d’appartenance dans des sociétés divisées. L’École, en général, et l’enseignement de l’Histoire en particulier, sont volontiers pointés du doigt comme incapables d’y contribuer à la hauteur des attentes des politiques ou des groupes en demande de reconnaissance. Ces critiques reposent sur l’idée d’une transmission verticale et descendante de savoirs historiques qui échoueraient à être la source d’un récit historique commun favorisant le « vivre ensemble ». Le projet de recherche pluridisciplinaire et international (Allemagne, Catalogne, France, Québec, Suisse) mis en place par le laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (ECP) avec le soutien de l’Ifé-ENS de Lyon, a inversé la question en recueillant des récits élaborés par des élèves de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur dans différents pays. L’enquête visait à identifier les modalités, les formes, les productions, les origines d’une mémoire historique faisant « sens commun » dans les récits d’élèves, en dehors d’une situation d’évaluation scolaire. Les résultats de l’enquête donnent à voir une forme scolaire du récit historique largement réinterprétée dans le temps et dans l’espace, sous des influences diverses (contexte, territoire, variables sociologiques) avec cependant des éléments convergents témoignant d’une construction « par en bas » d’un récit commun comme en témoignent, par exemple, les 5883 récits français. Le colloque présente les premiers résultats de cette enquête à partir de thèmes transversaux et organise la confrontation entre les différentes réalités nationales ou infranationales. Il est l’occasion de soumettre ces résultats à la discussion et d’interroger les pratiques de recherche, d’enseignement et de formation.

Programme.

Source : Ifé – ENS de Lyon

Contribution à un ouvrage collectif

School and Nation