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« Les résultats de cette enquête ont été publiés dans l’ouvrage Le Récit du commun : l’histoire nationale racontée par les élèves, sous la direction de Françoise Lantheaume et Jocelyn Létourneau, avec une contribution de Laurence De Cock, paru aux Presses universitaires de Lyon en octobre 2016. Des résultats qui vont à rebours des clichés véhiculés sur l’Histoire de France »

Le récit du commun

 

De la conscience historique des jeunes Québécois : enseignements d’une recherche pionnière

« Les 19 et 20 mai 2014 a eu lieu la première restitution publique d’une grande enquête portant sur 6000 récits nationaux d’élèves entre 10 et 20 ans. Trois années ont été nécessaires pour recueillir tous ces récits qui proviennent de différentes académies métropolitaines, de la Réunion, de Suisse, et de Corse. L’enquête est d’abord partie d’une idée et d’une expérience québécoises lancée par Jocelyn Letourneau.« 

Pour écouter la conférence de Létourneau, intitulée « De la conscience historique des jeunes Québécois : enseignements d’une recherche pionnière », cliquer http://t.co/JQeOXGaIHU

Pour le reste des conférences.

Participation à un Colloque international le 19 et 20 mai à l’Ifé – ENS de Lyon

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Le récit historique est associé à des volontés politiques d’en faire un instrument pour une politique étatique et/ou un soutien à des revendications minoritaires. Trouvant désormais toute sa place dans le travail des historiens, l’École à son tour revalorise le récit comme moyen d’apprentissage de l’Histoire. Le récit connaît, par ailleurs, des formes diverses selon le support, les intentions, et les usages sociaux. La question du récit historique rencontre également un des thèmes du débat public sur la difficulté à construire un sentiment d’appartenance dans des sociétés divisées. L’École, en général, et l’enseignement de l’Histoire en particulier, sont volontiers pointés du doigt comme incapables d’y contribuer à la hauteur des attentes des politiques ou des groupes en demande de reconnaissance. Ces critiques reposent sur l’idée d’une transmission verticale et descendante de savoirs historiques qui échoueraient à être la source d’un récit historique commun favorisant le « vivre ensemble ». Le projet de recherche pluridisciplinaire et international (Allemagne, Catalogne, France, Québec, Suisse) mis en place par le laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (ECP) avec le soutien de l’Ifé-ENS de Lyon, a inversé la question en recueillant des récits élaborés par des élèves de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur dans différents pays. L’enquête visait à identifier les modalités, les formes, les productions, les origines d’une mémoire historique faisant « sens commun » dans les récits d’élèves, en dehors d’une situation d’évaluation scolaire. Les résultats de l’enquête donnent à voir une forme scolaire du récit historique largement réinterprétée dans le temps et dans l’espace, sous des influences diverses (contexte, territoire, variables sociologiques) avec cependant des éléments convergents témoignant d’une construction « par en bas » d’un récit commun comme en témoignent, par exemple, les 5883 récits français. Le colloque présente les premiers résultats de cette enquête à partir de thèmes transversaux et organise la confrontation entre les différentes réalités nationales ou infranationales. Il est l’occasion de soumettre ces résultats à la discussion et d’interroger les pratiques de recherche, d’enseignement et de formation.

Programme.

Source : Ifé – ENS de Lyon

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Au Collegium de Lyon / 17 avril

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Chercheur invité du Collegium de Lyon en 2014

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Projet de recherche : Relation au passé et conscience historique chez les jeunes : Le cas du Québec en comparaison de cas européens

Période de séjour : 15/02/2014 au 15/07/2014.

Résumé : Les jeunes Québécois, dit‐on souvent, sont ignorants du passé de leur société. Cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas de vision d’ensemble de l’expérience québécoise. Les sondages qui font état d’un déficit apparent du savoir historique chez les jeunes pourraient masquer l’essentiel. C’est cette hypothèse inaccoutumée – soit que les jeunes, malgré leurs lacunes en matière de connaissances historiques, se font une idée assez forte de ce que fut l’histoire du Québec – que j’ai voulu vérifier en menant, depuis une décennie, une enquête sur les représentations qu’ils offrent du parcours de leur société dans le temps. Bien que simple, la question posée aux jeunes («Raconte‐moi l’histoire du Québec comme tu la connais, depuis le début») s’est révélée efficace pour susciter chez eux la production de courts récits d’histoire du Québec – plus de 4 000 textes amassés jusqu’ici.

Prévu pour durer cinq mois, le projet vise à maximiser les potentialités empiriques, mais surtout théoriques, de cette recherche novatrice en vue de cerner la forme et le fond, d’une part, et de saisir le mode de développement, d’autre part, de la conscience historique collective des jeunes Québécois, dont on sait l’importance qu’elle revêt dans la formation de leur conscience citoyenne au présent. L’intérêt d’un séjour au Collegium de Lyon vient du fait qu’une professeure de l’Université Lyon‐2, Françoise Lantheaume, dirige une équipe de recherche paneuropéenne sur le même sujet, à partir d’une méthode similaire et pour atteindre des finalités identiques. Le projet est actuellement mené en France, en Catalogne et dans la région genevoise. Il est question qu’il s’étende à la Grande‐ Bretagne et à l’Allemagne.