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@ Des idées en revues

 

Jocelyn Létounreau Le devoir

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Pour une révolution de la mémoire collective. Histoire et conscience historique chez les Québécois francophones

Pour une révolution de la mémoire collective. Histoire et conscience historique chez les Québécois francophones

Texte paru dans la première mouture de la revue Argument, à l’automne 1998.

Amener les Franco-Québécois à se souvenir d’où ils s’en vont est peut-être, pour l’intellectuel d’ici, la seule possibilité de penser les figures de l’impensable condition québécoise en sortant d’une épistémologie de la misère et de la mélancolie, sans pour autant cesser d’aimer le pays et les siens, mais en articulant décisivement leur devenir, c’est-à-dire leur conscience historique et leur recherche d’avancement, dans une idée autrement pensée et énoncée de la culture et du lieu, c’est-à-dire de la nation. Car ne nous y trompons pas : c’est dans l’invention d’un nouveau rapport à la culture, comme mémoire et comme horizon, que sera éventuellement redéfinie l’identité québécoise.

Le texte.

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« Je me souviens? Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse » – Un livre de Jocelyn Létourneau, Février 2014.

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La page couverture du livre « Je me souviens? Le passé du Québec dans la conscience de sa jeunesse »

Voici un lien vers le site web du livre Je me souviens? Allez-y pour résumer l’histoire du Québec et voir les réponses des jeunes participants à l’enquête.

Un autre lien, celui-là vers la page Facebook du livre.

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Conférence : Les récits et les mises en texte du passé, Université de Genève,12/09/2013

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Cerner la conscience historique des jeunes

Je ne puis me vanter d’avoir eu plusieurs bonnes idées dans ma vie. J’en compte cinq seulement : mes quatre enfants (idées partagées et réalisées avec mon épouse !) et une autre encore (espérons que ce ne soit pas la dernière !), venue tardivement, mais qui m’emballe depuis que j’ai réussi à la cristalliser sous la forme d’un projet de recherche.

J’ai toujours été fasciné par les jeunes – par leur intelligence, leur curiosité, leur soif d’apprendre. A contrario, j’ai toujours été décontenancé par ceux qui prétendent que les jeunes ne savent pas grand chose. Le fait est que les jeunes savent beaucoup de choses, mais que l’on ne s’y prend pas toujours de la bonne manière pour saisir ce qu’ils connaissent. Par exemple, peut-on, parce que 95 % des jeunes Québécois ignorent qui fut le premier premier ministre de la province, conclure que leur connaissance de l’histoire du Québec est lacunaire ? On ne le peut pas, mais on le fait quand même !

Afin de contrer pareil simplisme méthodologique et interprétatif, je me suis dit que, pour accéder d’une façon moins superficielle au stock de connaissances possédées par les jeunes Québécois du passé de leur province, et pour atteindre directement leur mémoire historique du Québec, il serait intéressant de leur poser une question plus large, en l’occurrence : « Raconte-moi l’histoire du Québec comme tu la connais, depuis le début ».

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Au cours des dix dernières années, avec le concours d’un grand nombre d’enseignants et de professeurs, j’ai amassé, à la grandeur du Québec, près de cinq mille courts récits d’histoire produits par des jeunes de 15 à 25 ans environ. Il s’agit d’un corpus aussi volumineux que riche, constitué de textes rédigés par de jeunes francophones, anglophones, allophones ou autochtones.

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Chercheur invité du Collegium de Lyon en 2014

lyon létourneau

Projet de recherche : Relation au passé et conscience historique chez les jeunes : Le cas du Québec en comparaison de cas européens

Période de séjour : 15/02/2014 au 15/07/2014.

Résumé : Les jeunes Québécois, dit‐on souvent, sont ignorants du passé de leur société. Cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas de vision d’ensemble de l’expérience québécoise. Les sondages qui font état d’un déficit apparent du savoir historique chez les jeunes pourraient masquer l’essentiel. C’est cette hypothèse inaccoutumée – soit que les jeunes, malgré leurs lacunes en matière de connaissances historiques, se font une idée assez forte de ce que fut l’histoire du Québec – que j’ai voulu vérifier en menant, depuis une décennie, une enquête sur les représentations qu’ils offrent du parcours de leur société dans le temps. Bien que simple, la question posée aux jeunes («Raconte‐moi l’histoire du Québec comme tu la connais, depuis le début») s’est révélée efficace pour susciter chez eux la production de courts récits d’histoire du Québec – plus de 4 000 textes amassés jusqu’ici.

Prévu pour durer cinq mois, le projet vise à maximiser les potentialités empiriques, mais surtout théoriques, de cette recherche novatrice en vue de cerner la forme et le fond, d’une part, et de saisir le mode de développement, d’autre part, de la conscience historique collective des jeunes Québécois, dont on sait l’importance qu’elle revêt dans la formation de leur conscience citoyenne au présent. L’intérêt d’un séjour au Collegium de Lyon vient du fait qu’une professeure de l’Université Lyon‐2, Françoise Lantheaume, dirige une équipe de recherche paneuropéenne sur le même sujet, à partir d’une méthode similaire et pour atteindre des finalités identiques. Le projet est actuellement mené en France, en Catalogne et dans la région genevoise. Il est question qu’il s’étende à la Grande‐ Bretagne et à l’Allemagne.

Nouveau livre disponible en décembre

canadians and theirs pasts jocelyn létourneau

Canadians and Their Pasts

By Margaret Conrad, Kadriye Ercikan, Gerald Friesen, Jocelyn Létourneau, Delphin Muise, David Northrup, and Peter Seixas
University of Toronto Press, Scholarly Publishing Division © 2013
World Rights
240 Pages

What role does history play in contemporary society? Has the frenetic pace of today’s world led people to lose contact with the past? A high-profile team of researchers from across Canada sought to answer these questions by launching an ambitious investigation into how Canadians engage with history in their everyday lives. The results of their survey form the basis of this eye-opening book.

Canadians and Their Pasts reports on the findings of interviews with 3,419 Canadians from a variety of cultural and linguistic communities. Along with yielding rich qualitative data, the surveys generated revealing quantitative data that allows for comparisons based on gender, ethnicity, migration histories, region, age, income, and educational background. The book also brings Canada into international conversation with similar studies undertaken earlier in the United States, Australia, and Europe.

Canadians and Their Pasts confirms that, for most Canadians, the past is not dead. Rather, it reveals that our histories continue to shape the present in many powerful ways.